Silvestre Baudrillart est professeur de français et de latin dans un lycée de la région parisienne. Il nous livre sur son site quelques réflexions personnelles sur la littérature, la conjugaison, l’enseignement, l’éducation...

Derniers articles

  • Magnificat (Lc 1, 46-55)

    5 novembre 2012, par Silvestre Baudrillart

    Mon âme exalte le Seigneur, Exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles : Saint est son nom ! Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël, son (...)

  • La Salle à manger

    5 novembre 2012, par Silvestre Baudrillart

    Il y a une armoire à peine luisante qui a entendu les voix de mes grand-tantes, qui a entendu la voix de mon grand-père, qui a entendu la voix de mon père. A ces souvenirs l’armoire est fidèle. On a tort de croire qu’elle ne sait que se taire, Car je cause avec elle. Il y a aussi un coucou en bois. Je ne sais pourquoi il n’a plus de voix. Je ne veux pas le lui demander. Peut-être bien qu’elle est cassée, la voix qui était dans son ressort, tout bonnement comme celle des morts. Il y a aussi un vieux (...)

  • Le Pont Mirabeau

    5 novembre 2012, par Silvestre Baudrillart

    Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu’il m’en souvienne La joie venait toujours après la peine Vienne la nuit sonne l’heure Les jours s’en vont je demeure Les mains dans les mains restons face à face Tandis que sous Le pont de nos bras passe Des éternels regards l’onde si lasse Vienne la nuit sonne l’heure Les jours s’en vont je demeure L’amour s’en va comme cette eau courante L’amour s’en va Comme la (...)

  • Il pleure dans mon cœur

    5 novembre 2012, par Silvestre Baudrillart

    Il pleure dans mon cœur Comme il pleut sur la ville ; Quelle est cette langueur Qui pénètre mon cœur ? Ô bruit doux de la pluie Par terre et sur les toits ! Pour un cœur qui s’ennuie, Ô le chant de la pluie ! Il pleure sans raison Dans ce cœur qui s’écœure. Quoi ! nulle trahison ?... Ce deuil est sans raison. C’est bien la pire peine De ne savoir pourquoi Sans amour et sans haine Mon cœur a tant de peine !
    Paul VERLAINE (...)

  • Après trois ans

    5 novembre 2012, par Silvestre Baudrillart

    Ayant poussé la porte étroite qui chancelle, Je me suis promené dans le petit jardin Qu’éclairait doucement le soleil du matin, Pailletant chaque fleur d’une humide étincelle. Rien n’a changé. J’ai tout revu : l’humble tonnelle De vigne folle avec les chaises de rotin... Le jet d’eau fait toujours son murmure argentin Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle. Les roses comme avant palpitent ; comme avant, Les grands lys orgueilleux se balancent au vent, Chaque alouette qui va et vient m’est connue. (...)

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