Un cerf, s’étant sauvé dans une étable à bœufs, Fut d’abord averti par eux Qu’il cherchât un meilleur asile. « Mes frères, leur dit-il, ne me décelez pas : Je vous enseignerai les pâtis les plus gras ; Ce service vous peut quelque jour être utile, Et vous n’en aurez point regret. » Les bœufs, à toutes fins, promirent le secret. Il se cache en un coin, respire et prend courage. Sur le soir on apporte herbe fraîche et fourrage Comme l’on faisait tous les jours : L’on va, l’on vient, les valets font cent (...)