Accueil > Littérature > Anthologie > L > LA FONTAINE Jean de (1621-1695)

LA FONTAINE Jean de (1621-1695)

Dernier ajout : 10 octobre 2018.

Articles de cette rubrique

  • Le Loup, la Chèvre et le Chevreau

    23 décembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    La Bique allant remplir sa traînante mamelle Et paître l’herbe nouvelle, Ferma sa porte au loquet, Non sans dire à son Biquet : Gardez-vous sur votre vie D’ouvrir que l’on ne vous die, Pour enseigne et mot du guet : Foin du Loup et de sa race ! Comme elle disait ces mots, Le Loup de fortune passe ; Il les recueille à propos, Et les garde en sa mémoire. La Bique, comme on peut croire, N’avait pas vu le glouton. Dès qu’il la voit partie, il contrefait son ton, Et d’une voix papelarde Il demande qu’on (...)

  • Le Lion et le Moucheron

    23 décembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    "Va-t’en, chétif insecte, excrément de la terre ! " C’est en ces mots que le Lion Parlait un jour au Moucheron. L’autre lui déclara la guerre. "Penses-tu, lui dit-il, que ton titre de Roi Me fasse peur ni me soucie ? Un boeuf est plus puissant que toi : Je le mène à ma fantaisie. " A peine il achevait ces mots Que lui-même il sonna la charge, Fut le Trompette et le Héros. Dans l’abord il se met au large ; Puis prend son temps, fond sur le cou Du Lion, qu’il rend presque fou. Le quadrupède écume, et (...)

  • Le Lièvre et les Grenouilles

    23 décembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    Un Lièvre en son gîte songeait (Car que faire en un gîte, à moins que l’on ne songe ?) ; Dans un profond ennui ce Lièvre se plongeait : Cet animal est triste, et la crainte le ronge. "Les gens de naturel peureux Sont, disait-il, bien malheureux. Ils ne sauraient manger morceau qui leur profite ; Jamais un plaisir pur ; toujours assauts divers. Voilà comme je vis : cette crainte maudite M’empêche de dormir, sinon les yeux ouverts. Corrigez-vous, dira quelque sage cervelle. Et la peur se (...)

  • Le Lièvre et la Tortue

    23 décembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    Rien ne sert de courir ; il faut partir à point. Le Lièvre et la Tortue en sont un témoignage. Gageons, dit celle-ci, que vous n’atteindrez point Sitôt que moi ce but. - Sitôt ? Etes-vous sage ? Repartit l’animal léger. Ma commère, il vous faut purger Avec quatre grains d’ellébore. - Sage ou non, je parie encore. Ainsi fut fait : et de tous deux On mit près du but les enjeux : Savoir quoi, ce n’est pas l’affaire, Ni de quel juge l’on convint. Notre Lièvre n’avait que quatre pas à faire ; J’entends de (...)

  • Le Héron

    23 décembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    Un jour, sur ses longs pieds, allait je ne sais où, Le Héron au long bec emmanché d’un long cou. Il côtoyait une rivière. L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ; Ma commère la carpe y faisait mille tours Avec le brochet son compère. Le Héron en eût fait aisément son profit : Tous approchaient du bord, l’oiseau n’avait qu’à prendre ; Mais il crut mieux faire d’attendre Qu’il eût un peu plus d’appétit. Il vivait de régime, et mangeait à ses heures. Après quelques moments l’appétit vint : (...)

0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 25