HÉRÉDIA José-Maria de (1842-1905)

Billets dans cette categorie

  • Après CannesLire la suite de «Après Cannes»

    , par Silvestre Baudrillart

    Un des consuls tué, l’autre fuit vers Linterne Ou Venuse. L’Aufide a débordé, trop plein De morts et d’armes. La foudre au Capitolin Tombe, le bronze sue et le ciel rouge est terne. En vain le Grand Pontife a fait un lectisterne Et consulté deux fois l’oracle sibyllin ; D’un long sanglot (…)

  • Vitrail Lire la suite de «Vitrail »

    , par Silvestre Baudrillart

    Cette verrière a vu dames et hauts barons Étincelants d’azur, d’or, de flamme et de nacre, Incliner, sous la dextre auguste qui consacre, L’orgueil de leurs cimiers et de leurs chaperons ; Lorsqu’ils allaient, au bruit du cor ou des clairons, Ayant le glaive au poing, le gerfaut ou le sacre, (…)

  • Soleil couchant Lire la suite de «Soleil couchant »

    , par Silvestre Baudrillart

    Les ajoncs éclatants, parure du granit, Dorent l’âpre sommet que le couchant allume ; Au loin, brillante encor par sa barre d’écume, La mer sans fin commence où la terre finit. A mes pieds c’est la nuit, le silence. Le nid Se tait, l’homme est rentré sous le chaume qui fume. Seul, l’Angélus (…)

  • Brise marineLire la suite de «Brise marine»

    , par Silvestre Baudrillart

    L’hiver a défleuri la lande et le courtil. Tout est mort. Sur la roche uniformément grise Où la lame sans fin de l’Atlantique brise, Le pétale fané pend au dernier pistil. Et pourtant je ne sais quel arome subtil Exhalé de la mer jusqu’à moi par la brise, D’un effluve si tiède emplit mon coeur (…)