Un son naît du violon plaqué d’essences rares ;
Il s’étire à l’archet, frémit un instant, seul,
Il s’envole, d’un trait, du corset de tilleul
Et dans le mouvement des sons suivants s’égare.
La flûte en touches successives se déclare,
Franches, douces, brèves et pleines de fraîcheur,
Graves ou gaies, sans demi-teinte en leur couleur,
Comme un bateau quittant paisiblement l’amarre.
La sinuosité du violon si lent
Et les flots de la flûte qui s’en vont torrent,
Comment les accorder ? Secret de la musique ! (...)