Silvestre Baudrillart est professeur de français et de latin dans un lycée de la région parisienne. Il nous livre sur son site quelques réflexions personnelles sur la littérature, la conjugaison, l’enseignement, l’éducation...

Derniers articles

  • Hymne de l’enfant à son réveil

    23 décembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    Ô père qu’adore mon père ! Toi qu’on ne nomme qu’à genoux ! Toi, dont le nom terrible et doux Fait courber le front de ma mère ! On dit que ce brillant soleil N’est qu’un jouet de ta puissance ; Que sous tes pieds il se balance Comme une lampe de vermeil. On dit que c’est toi qui fais naître Les petits oiseaux dans les champs, Et qui donne aux petits enfants Une âme aussi pour te connaître ! On dit que c’est toi qui produis Les fleurs dont le jardin se pare, El que, sans toi, toujours avare, Le verger (...)

  • Les Grenouilles qui demandent un roi

    23 décembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    Les Grenouilles, se lassant De l’état Démocratique, Par leurs clameurs firent tant Que Jupin les soumit au pouvoir Monarchique. Il leur tomba du Ciel un Roi tout pacifique : Ce Roi fit toutefois un tel bruit en tombant Que la gent marécageuse, Gent fort sotte et fort peureuse, S’alla cacher sous les eaux, Dans les joncs, dans les roseaux, Dans les trous du marécage, Sans oser de longtemps regarder au visage Celui qu’elles croyaient être un géant nouveau ; Or c’était un Soliveau, De qui la gravité (...)

  • Les deux Rats, le Renard, et l’Oeuf

    23 décembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    Deux Rats cherchaient leur vie ; ils trouvèrent un Œuf. Le dîné suffisait à gens de cette espèce ! Il n’était pas besoin qu’ils trouvassent un Bœuf. Pleins d’appétit, et d’allégresse, Ils allaient de leur oeuf manger chacun sa part, Quand un Quidam parut. C’était maître Renard ; Rencontre incommode et fâcheuse. Car comment sauver l’oeuf ? Le bien empaqueter, Puis des pieds de devant ensemble le porter, Ou le rouler, ou le traîner, C’était chose impossible autant que hasardeuse. Nécessité l’ingénieuse Leur (...)

  • Les Animaux malades de la peste

    23 décembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    Un mal qui répand la terreur, Mal que le Ciel en sa fureur Inventa pour punir les crimes de la terre, La Peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom) Capable d’enrichir en un jour l’Achéron, Faisait aux animaux la guerre. Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés : On n’en voyait point d’occupés A chercher le soutien d’une mourante vie ; Nul mets n’excitait leur envie ; Ni Loups ni Renards n’épiaient La douce et l’innocente proie. Les Tourterelles se fuyaient : Plus d’amour, partant plus de (...)

  • Le Singe et le Chat

    23 décembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    Bertrand avec Raton, l’un Singe et l’autre Chat, Commensaux d’un logis, avaient un commun Maître. D’animaux malfaisants c’était un très bon plat ; Ils n’y craignaient tous deux aucun, quel qu’il pût être. Trouvait-on quelque chose au logis de gâté, L’on ne s’en prenait point aux gens du voisinage. Bertrand dérobait tout ; Raton de son côté Etait moins attentif aux souris qu’au fromage. Un jour au coin du feu nos deux maîtres fripons Regardaient rôtir des marrons. Les escroquer était une très bonne affaire : (...)

0 | ... | 340 | 345 | 350 | 355 | 360 | 365 | 370 | 375 | 380 | ... | 475