Silvestre Baudrillart est professeur de français et de latin dans un lycée de la région parisienne. Il nous livre sur son site quelques réflexions personnelles sur la littérature, la conjugaison, l’enseignement, l’éducation...

Derniers articles

  • Sonnet imité de l’italien

    16 novembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    on âme a son secret, ma vie a son mystère, Un amour éternel en un moment conçu : Le mal est sans espoir, aussi j’ai dû le taire, Et celle qui l’a fait n’en a jamais rien su. Hélas ! j’aurai passé près d’elle inaperçu, Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire. Et j’aurai jusqu’au bout fait mon temps sur la terre, N’osant rien demander et n’ayant rien reçu. Pour elle, quoique Dieu l’ait faite douce et tendre, Elle suit son chemin, distraite et sans entendre Ce murmure d’amour élevé sur ses pas. À l’austère (...)

  • Sur la mort de Marie

    16 novembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    Comme on voit sur la branche au mois de mai la rose, En sa belle jeunesse, en sa première fleur, Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur, Quand l’Aube de ses pleurs au point du jour l’arrose ; La grâce dans sa feuille, et l’amour se repose, Embaumant les jardins et les arbres d’odeur ; Mais battue ou de pluie, ou d’excessive ardeur, Languissante elle meurt, feuille à feuille déclose. Ainsi, en ta première et jeune nouveauté, Quand la Terre et le Ciel honoraient ta beauté, La Parque t’a tuée, et (...)

  • L’obélisque de Luxor

    16 novembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    Je veille, unique sentinelle De ce grand palais dévasté, Dans la solitude éternelle, En face de l’immensité. A l’horizon que rien ne borne, Stérile, muet, infini, Le désert sous le soleil morne, Déroule son linceul jauni. Au-dessus de la terre nue, Le ciel, autre désert d’azur, Où jamais ne flotte une nue, S’étale implacablement pur. Le Nil, dont l’eau morte s’étame D’une pellicule de plomb, Luit, ridé par l’hippopotame, Sous un jour mat tombant d’aplomb ; Et les crocodiles rapaces, Sur le sable en feu des (...)

  • Ronsard, j’ai vu l’orgueil des colosses antiques

    16 novembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    Ronsard, j’ai vu l’orgueil des colosses antiques, Les théâtres en rond ouverts de tous côtés, Les colonnes, les arcs, les hauts temples voûtés, Et les sommets pointus des carrés obélisques. J’ai vu des empereurs les grands thermes publics, J’ai vu leurs monuments que le temps a domptés, J’ai vu leurs beaux palais que l’herbe a surmontés, Et des vieux murs romains les poudreuses reliques. Bref, j’ai vu tout cela que Rome a de nouveau, De rare, d’excellent, de superbe et de beau : Mais je n’y ai point vu (...)

  • Qui voudrait figurer la romaine grandeur

    16 novembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    Qui voudrait figurer la romaine grandeur En ses dimensions, il ne lui faudrait querre A la ligne et au plomb, au compas, à l’équerre, Sa longueur et largeur, hautesse et profondeur : Il lui faudrait cerner d’une égale rondeur Tout ce que l’océan de ses longs bras enserre, Soit où l’astre annuel échauffe plus la terre, Soit où souffle Aquilon sa plus grande froideur. Rome fut tout le monde, et tout le monde est Rome. Et si par mêmes noms mêmes choses on nomme, Comme du nom de Rome on se pourrait passer, (...)

0 | ... | 390 | 395 | 400 | 405 | 410 | 415 | 420 | 425 | 430 | ... | 475